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Les facteurs du succès

Les facteurs de succès

Une gouvernance africaine légitime et transparente

Une gouvernance garante de l’équité entre Etats
Compte tenu des volumes financiers en jeu et des répercussions politiques du déploiement de capacités de production, de transport et de distribution d’électricité à l’échelle d’un continent, le mode de gouvernance du « Plan lumière » constitue un facteur clé de son succès.

La multitude d’Etats bénéficiaires d’une telle aide et la grande diversité des contextes politique, économique ou encore géographique des pays concernés requièrent en outre que ce mode de gouvernance soit garant de l’équité entre les bénéficiaires. Le respect de ce principe d’équité passe par la mise en place d’une gouvernance légitime et transparente.

Le mode de gouvernance choisi doit permettre d’assurer une légitimité vis-à-vis des Etats africains bénéficiaires de l’aide octroyée. Cette condition est essentielle pour que la structure choisie ne soit pas perçue comme un organe externe au continent et non concerné par les répercussions des choix réalisés. Une gouvernance africaine constitue ainsi un élément clé différenciant vis-à-vis des autres initiatives ayant pu être prises précédemment en matière de coopération internationale.
La gouvernance doit ensuite être garante de la confiance des parties prenantes - en particulier des financeurs internationaux - dans l’action menée. Cette confiance passe par une transparence à tous les niveaux d’intervention et en particulier concernant l’octroi des fonds aux bénéficiaires.

Une gouvernance efficace pour des résultats concrets

Si la mise en place d’une gouvernance transparente et équitable nécessite inévitablement le déploiement de mécanismes de contrôle interne et de circuits de validation, il importe que la structure puisse mener à bien sa mission de manière diligente, pour obtenir des résultats concrets rapidement et garantir l’adhésion de l’ensemble des parties prenantes de l’initiative.

Une gouvernance efficace doit également permettre d’assurer que l’essentiel des fonds utilisés serve effectivement au financement de projets en faveur du développement de l’accès à l’électricité, et que le coût du fonctionnement interne demeure minime.


Un dispositif conforme aux standards internationaux

Il est ainsi proposé que la structure soit une instance régionale autonome établie en Afrique, dotée de la personnalité morale selon les règles du droit international, dirigée par un directeur africain et disposant d’une gouvernance conforme aux standards internationaux.






Une expertise multidisciplinaire au service de la concrétisation des projets

Un appui technique, institutionnel, économique et juridique
Avant de parler d’investissement, le soutien au développement de l’accès à l’électricité en Afrique passe avant tout par un appui des Etats africains pour que ces derniers disposent de l’ensemble des expertises nécessaires à l’identification des ressources énergétiques disponibles, à l’élaboration de stratégies nationales de développement de l’accès à l’électricité viables sur le long terme, au développement de cadres institutionnels adaptés à la mise en œuvre de ces stratégies, à la réalisation des études préalables nécessaires au développement de projets d’infrastructures énergétiques (faisabilité technique, stabilité réseau, impact sociaux et environnementaux, etc.), au lancement d’appels d’offres clairs et attractifs pour des porteurs de projets privés, à la sélection des lauréats de ces appels d’offre, à la passation de marchés avec ces acteurs, ou encore au pilotage des travaux et à l’exploitation et à la maintenance des actifs construits.

Cet accompagnement technique, institutionnel, économique et juridique des Etats africains et de certaines de leurs parties prenantes locales - notamment les sociétés nationales d’électricité, les développeurs de projets ou les financeurs privés locaux - doit constituer un chantier prioritaire. Ce n’est qu’en assurant une montée en compétence des acteurs locaux sur l’ensemble de ces sujets que les investissements réalisés pourront aboutir au développement efficace de projets et concrétiser les ambitions de l’Agence.

De manière plus indirecte, la société civile devra également être mobilisée pour favoriser l’acceptation de projets. Le secteur privé local aura également un rôle à jouer pour assurer que les projets mis en œuvre induisent des retombées économiques tangibles localement. Cela passera notamment par le développement de cursus de formation pour permettre aux entrepreneurs locaux de disposer d’une main d’œuvre qualifiée.

Plus qu’une banque, la structure intègrerait ainsi une véritable cellule d’expertise multidisciplinaire permettant de soutenir l’ensemble des parties prenantes locales, en premier lieu les Etats, dans les différentes phases de développement de projets d’amélioration de l’accès à l’électricité.




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